Une pochette, mine de rien, c'est important. C'est la beauté de celle-ci qui m'a attiré dans les méandres tourmentés de la pop de The Veils.
Du groupe, on ne sait pas grand chose. Il y a ce néo-Zélandais, avec du charisme à revendre et un chapeau, qui chante comme au dernier jour, qui s'appelle Flinn Andrews. Pourtant, The Veils est avant tout un groupe anglais issu de la scène rock bouillonnante de Londres. Et puis il y a aussi cette signature sur Rough Trade, qui ne déçoit généralement pas...
Au petit jeu des références, on décèle les Smiths avec un "Advice For Young Mothers To Be" rappelant irrésistiblement le frétillant "Frankly, Mr Shankly". Et aussi Joy Division, pour le côté obscur du talent, "Jesus For The Jugular" par exemple. Il y a aussi eu des comparaisons à Jeff Buckley, à croire que la presse, les webzines sont prêts à sauter sur tout ce qui possède un noble vibrato pour en faire un noble héritier au sens large... Bref.
The Veils font pleurer, danser, pourraient emplir de pessimisme le Docteur Pangloss lui-même... tour à tour. Une sorte d'application musicale au concept d'ascenseur émotionnel. Tout l'art de ce groupe consiste à construire de gigantesques épopées sans créer de morceaux de plus de cinq minutes. Le tout avec des transitions inexistantes. Du nihilisme de "Pan", on s'envole pour "Birthday Present" sans mouffeter.
L'auditeur se fait valdinguer de ballades pop à violons mouillés vers des compositions hypnotiques à retardement, à déflagrations dévastatrices mais jouissives. Au final, Nux Vomica constitue une oeuvre parfaitement aboutie, où variété cohabite avec cohérence. Pour son deuxième album, The Veils, semble avoir déjà atteint le sommet de son art avec ses compositions le plus souvent habitées et orageuses.
Du groupe, on ne sait pas grand chose. Il y a ce néo-Zélandais, avec du charisme à revendre et un chapeau, qui chante comme au dernier jour, qui s'appelle Flinn Andrews. Pourtant, The Veils est avant tout un groupe anglais issu de la scène rock bouillonnante de Londres. Et puis il y a aussi cette signature sur Rough Trade, qui ne déçoit généralement pas...
Au petit jeu des références, on décèle les Smiths avec un "Advice For Young Mothers To Be" rappelant irrésistiblement le frétillant "Frankly, Mr Shankly". Et aussi Joy Division, pour le côté obscur du talent, "Jesus For The Jugular" par exemple. Il y a aussi eu des comparaisons à Jeff Buckley, à croire que la presse, les webzines sont prêts à sauter sur tout ce qui possède un noble vibrato pour en faire un noble héritier au sens large... Bref.
The Veils font pleurer, danser, pourraient emplir de pessimisme le Docteur Pangloss lui-même... tour à tour. Une sorte d'application musicale au concept d'ascenseur émotionnel. Tout l'art de ce groupe consiste à construire de gigantesques épopées sans créer de morceaux de plus de cinq minutes. Le tout avec des transitions inexistantes. Du nihilisme de "Pan", on s'envole pour "Birthday Present" sans mouffeter.
L'auditeur se fait valdinguer de ballades pop à violons mouillés vers des compositions hypnotiques à retardement, à déflagrations dévastatrices mais jouissives. Au final, Nux Vomica constitue une oeuvre parfaitement aboutie, où variété cohabite avec cohérence. Pour son deuxième album, The Veils, semble avoir déjà atteint le sommet de son art avec ses compositions le plus souvent habitées et orageuses.

