Carnets de voyage

Carnets de voyage
En 1952, Un jeune homme de 24 ans interrompt ses études de médecine (léprologie) pour se lancer dans un périlleux voyage, sillonnant toute l'Ampérique latine, accompagné de son vieil ami Alberto Granado, biochimiste. Le tout sur une vieille moto Norton completement déglinguée. Ce jeune homme se nomme Ernesto Guevara de la Cerna (a.k.a. Fuser). Jeune asthmatique issu d'une famille aisée, il découvre au fur et à mesure de son périple la misère régnant en Amérique latine. Completement révolté, il ne verra plus jamais le monde du même oeil, celui d'un étudiant de bonne famille.

Il découvre des agriculteurs, des éleveurs asservis par les plus riches (se référer au chapitre moyen age de votre livre d'histoire...), des artisans qui n'ont même pas de quoi vivre et manger décemment, un couple qui a tout perdu au point de partir risquer sa vie dans une mine plus que dangereuse, des lépreux quittés par l'envie de vivre...

A son retour, Ernesto n'est plus Ernesto. Ernesto deviendra le Che. Che Guevara. Oui, vous savez l'homme au béret orné d'une étoile rouge qu'on voit sur tous les T-shirts...le grand révolutionnaire devenu malgré lui une icône pop pour les fashion-victims ou les pseudo machins...que tous les abrutis possédant ne serait-ce qu'un slip à son effigie courre voir le film !

# Posté le mardi 21 septembre 2004 11:45

Modifié le samedi 02 octobre 2004 03:54

Led Zeppelin

Led Zeppelin
Pas d'article sur Led Zeppelin ? c'est parti !

En l'an de grace 1969, un supergroupe fait un tabac : The Yardbirds. Dans ses rangs, un jeune guitariste prometteur : Jimmy Page, accompagné d'un autre dieu, Jeff Beck. Me demandez pas pourquoi, le groupe se sépare.

Jimmy Page(guitare) part alors a la recherche d'un vieux copain. Devinez qui c'est ? Robert Plant (chant)! John Paul Jones (basse) et John "Bonzo" Bonham (batterie) rejoignent le groupe.

Sortie d'un 1er album éponyme. Tout le monde , des jeunes hippies aux vieux rock critics du moments, est intrigué par ces petits blancs qui jouent du Blues à la facon des vrais de vrais de Memphis. Bon, voila, ils sont intrigués, sans plus.

Le 2eme album, sobrement intitulé II, fait émerger le combo pour un bon bout de temps. Plant est survolté. Il crache sur son micro, se trémousse aux cotés d'un Jimmy Page en transe, aux solos de guitares hallucinatoires. En retrait, Bonzo Bonham frappe ses futs comme un géant ("Moby Dick", où le batteur finit son solo avec les mains), et le discret du groupe, John Paul Jones, qui ajoute son talent au tout avec une basse sobre mais efficace. A noter : le délire analogique magistral de "Whole Lotta Love"

Là, là, tout le monde se doute que Led Zeppelin ira loin. Le troisième album (III) sort sans tarder, amorcant le détour du groupe vers le folk celtique. Quelques superbes ballades accoustiques prouve aux détracteurs que la formation ne sait pas faire que du Blues-rock-bourrin électrique. Mais Page et Plant n'ont réalisé que la moitié du dixième de leur prochain opus....

Orné d'idéogrammes intriguants, le plus communément appelé Zoso nous lache quelque chose de révolutionnaire : Led Zeppelin a inventé le Hard-Rock ! Un son décapant, qui n'a pas laché ses racines blues, fait bouger le monde entier : Black Dog. Les dirigeables ont rebranché leurs instruments pour le plus grand plaisir de tous. Ca saute dans tous les sens, ca frappe, ca cogne, mais c'est léger comme une plume de poussin. A ce grand enregistrement ne manque que la magie. Manque?! Non. Commence "Stairway To Heaven". Le sommet du groupe et la on dit merci Plant, merci Page, merci Jones, merci Bonham pour ce merveilleux cadeau. La plus belle chanson du monde a été composée. Les 4 génies sont devenus des druides en l'espace de sept minutes. Des maçons qui construisent un escalier vers le Paradis.

Le groupe ne fera, d'après moi, jamais mieux. Suit bien sur le somptueux Kashmir au riff légendaire, réunion de l'orient et de l'occident, sur Physical Graffiti.

En 1981, le plus grand batteur de tous les temps lache pour toujours ses baguettes, en entrainant Led Zeppelin dans sa chute. Après tout, si on se réfère à l'histoire, le Zeppelin n'était il pas condamné à s'échouer ?

# Posté le dimanche 12 septembre 2004 12:34

Modifié le samedi 02 octobre 2004 03:54

Ben Harper

Ben Harper
Il y a toujours un homme a tout faire quelque part, quelqu'un engagé pour faire le sale travail. En ce qui concerne la musique, c'est Ben harper qui s'y colle. Ca, il est engagé. Il travaille aussi. Mais le résutat se retrouve d'une resplendissante propreté, qu'il a su cultivé et varier pendant une bonne dizaine d'années.

Le Cherokee commence avec "Welcome To The Cruel World", premier album qui nous fait découvrir son amour pour le folk de Dylan, le reggae de Marley, le blues de qui vous voudrez du moment qu'il joue bien, et les chansons en général (les belles chansons). Le génie est parti. Prochain arret : ...

"Fight For Your Mind". Direction : engagement politique. Merci Bob ! Ben Harper branche sa weissenborn (la légendaire guitare slide !) pour la première fois sur "Ground On Down". En core un siuper CD pour monsieur Propre.

Notre homme s'est affirmé comme un grand songwriter a partir de "The Will To Live". Toujours folk, mais quelques superbes remontées de rock. Comment oublier l'arpège magique de "Glory and Consequence" ?

Encore du nouveau avec "Burn To Shine", 4eme album de Ben Harper ET The Innocent Criminal. Hé oui, notre compère a trouvé ses musiciens fétiches : Juan Nelson (basse), Oliver Charles (Batterie), Leon Mobley (Percussions), Jason Yates (claviers) et, plus tard, Mark Ford (guitare). Tous des musiciens grandissimes qui se confirmeront encore plus sur le dernier enregistrement en date :

"With My Own Two Hands". Le premier morceau du CD, du meme nom, résolument reggae, fait un tabac tout en collant à la super glue une étiquette rasta, par les derniers découvreurs du son Ben harper. Heureusement, une superbe ballade accoustique remplie de diamands rectifie le tir. Ce qui n'empeche pas Ben Harper de "mixer" le "War" du prophete Marley avec "With My Own Two Hands".

J'ai beau faire mon blabla, je suis parfaitement incapable d'apprécier un album plus qu'un autre. Enncore mieux qu'un Best of, le DVD "Live at The Hollywood Bowl" démontre la formidable habileté du grand Ben et des criminels innocents (avec un EP fourni).

# Posté le mardi 07 septembre 2004 13:28

Modifié le samedi 02 octobre 2004 03:56

The Libertines

The Libertines
Rah je l'aime ce groupe, je l'aime !


The Libertines avaient déja fait bouger pas mal de monde avec leur premier album "Up the bracket", et les voila qui débarquent avec un deuxième enregistrement, sobrement éponyme. Le titre est sobre. Leur musique est géante. A son image, la vie du groupe est extrêmement mouvementée. La sortie de ce precieux CD relève du miracle !


Je vais pas m'attarder sur les vies des deux leaders (Carl Barat et Pete Doherty), à la limite on s'en fout un peu. Sauf que Doherty multiplie actuellement les séjours en désintoxication, après un passage de deux mois derriere les barreaux. Carl Barat se retrouve logiquement seul et malheureux maitre à bord, et ca craint pour les Libertins !


Le combo n'existe peut-être plus au moment ou j'aligne ces mots désespérés. l'implosion pourrait à coup sur ajouter une part de légende au parcours de la formation.


Le maitre mot des Libertines est : enregistrons dans l'urgence. Produit par Mick Jones (ex-Clash), ils jouent avec un son sale, approximatif...tout sauf baclé. Certains de leurs morceaux sont comparables a des démos de punk rock inaltérable, d'autres sont des ballades pop qu'eux seuls osent composer. Débiles , fleur bleue et atrocement agréables à écouter. Ce son ne vieillira jamais. Ces génies ont quelque chose de raffiné derriere leur musique cradingue. Une lead Guitar magistrale ajoute sa part de blues et/ou de bonne humeur pendant que les deux camarades caressent le micro de leur voix incomparable...
Mais voila...


Barat n'est rien sans Doherty, Doherty n'est rien sans Barat, les Libertines ne sont rien sans Barat et Doherty, mais dans tous les cas le rock'n'roll gagnera.

# Posté le vendredi 03 septembre 2004 13:30

Modifié le samedi 23 avril 2005 08:11

Fight Club

Fight Club
Un honnête petit employé de bureau (remarquablement joué par Edward Norton) en a plus que ras les boyaux de sa petite vie monotone dont le principal objectif est de s'offrir une vie confortable et bien meublée. Il rencontre un beau jour Tyler Durden, vendeur de savon, projectionniste et serveur a ses heures perdues. Tyler (re-remarquablement joué par Brad Pitt) a une opinion anarchistes (voir nihiliste vers la fin du film) sur la vie. Il éclaire la vie de Jack chaque soir, lorsqu'ils se tapent sur la gueule comme des sauvages. Les deux compères en font vite une habitude et fondent un club de combat (devinez comment il s'appelle ce club ?), ou la hierarchie n'existe pas. Les combats sanglants sont suivis de poignées de mains cordiales, un livreur de pizza devenant l'égal d'un parrain de la mafia le temps d'une nuit. La cave est seulement peuplée d'hommes. Rien que des hommes.
Regle no 1 : Il est interdit de parler du Fight Club
Regle no 2 : Il est interdit de parler du Fight Club


Quand on a vu ce film on n'a plus du tout la même facon de penser. le réalisateur David Fincher fait tourner le film autour d'une (de plusieurs ?) réflexion(s ?) à laquelle mon misérable petit cerveau n'a pas trouvé de nom. Une théorie : Nous ne sommes pas des êtres exceptionnels. Dieu n'a pas souhaité notre venue dans ce monde, nous ne pouvons pas compter sur lui.


Prenez garde, vous êtes probablement schyzophrène sans le savoir (gnihihihihihiiiiiii...).

# Posté le samedi 21 août 2004 12:45

Modifié le samedi 02 octobre 2004 04:00